Qui est donc le « Renoueur »,


le Maître des nœuds ?

 

Il est celui qui fera de vous aussi un acteur de liens !
Il désigne le nœud vital de la tige où la plante porte son bourgeon. Il entretient les nœuds du réseau de communication où tant de voix se croisent : il redouble d’attention pour en faire des nœuds d’amitié.

Le Renoueur se propose de lier et de relier en ouvrant l’espace sacré de vie religieuse : il déchaîne l’écoute attentive de la Parole pour méditer, prier, chercher les chemins de Dieu.

Le Renoueur nous conduit en la maison de chacun où vie personnelle, familiale et rencontres se déploient en un espace de vie sacré. Là où tout se noue en respiration et conspiration et tout se dénoue en germination et gestation. En cet espace d’intimité, le Renoueur associe chacun à la présence même de Dieu qui s’invite en nos maisons.

Infatigable, le Renoueur  est en chemin et le soir même, arpentant la ville, espace sacré de vie sociale, sur ses places, à ses portes, il donne la guérison.  Par ses mains de rebouteux il devient « Renoueur d’os » les faisant se rapprocher, se tendre de peau et se tenir debout : en homme !

Et s’il reste alors à la fin du jour, un peu de nuit, pour un brin de repos ? A l’écart, le Renoueur,  bien avant l’aube, veille, guette et finit par bousculer l’aurore; il puise sa force dans la solitude et le désert où le cœur de l’être aimé s’adresse à son Dieu dans un indicible face à face, apprenant ainsi les mots de son Amour et goûtant à sa présence.

Comme le gréement donne la navigation au navire, l’emmenant sur la haute mer du monde, sans qu’il ne sache ce que sera la route qui se dessine peu à peu, sans modèle ni dessin savant, ainsi notre vie ne peut se passer du Renoueur !
Mais si la route venait à s’interrompre, arrêtant aussitôt le mouvement,
la présence attentive et patiente du Renoueur redonnera ardeur et impulsion !

Comment donc ne pas vous dire que le "fil" qui nous permit de ne pas nous perdre dans le labyrinthe de la construction du site nous est tout droit inspiré de ... vous l'avez deviné !  Bonne réponse par ici!  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque l’évangile est écrit il n’y a pas encore
d’églises de pierres. Le lieu du rassemblement,
le lieu de réunion ou si vous voulez,
« la synagogue des  chrétiens »
ce sont les maisons où l’on se rencontre autour de la table
pour le partage des biens, la prière, le repas, l’eucharistie …

En allant chez la belle mère de Pierre Jésus nous invite à envisager l’Eglise comme une nouvelle maison où chacun se dispose à la suite des Apôtres en assemblées chrétiennes à célébrer la mort et la résurrection du Christ !

Oui chacune de nos maisons est sacrée, pas seulement à cause de l’intimité qui préserve les corps et les cœurs mais à cause d’une respiration avec Dieu,
de ce que nous sommes capables de partager :
ce qui germe, lève et grandit, en invitant en notre maison
ou en allant visiter la maison voisine…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hé que crois-tu ?
Manifestement

Ton Dieu n’est pas cloué dans l’église,
le Chemin d’Evangile ne s’arrête pas à la maison et à son intimité.
Le Chemin est Chemin … de plein vent,
voie ouverte sur les places des cités,
à la porte de chacune des maisons…
là où la parole est annoncée par le visiteur ou l’hôte
là où le geste remet debout et redonne espérance !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous voici dans la maison qui renferme le secret d’une femme.
La belle mère de  Pierre est saisie d’une inquiétude
qui lui prend la tête !
Une femme malade !

Quoi d’étonnant, Simon, le fils de la maison est en train de changer de nom.
Il vient d’abandonner sa barque, ses filets, le métier pour lequel il était fait !
Il vient de quitter la  maison pour partir avec un inconnu…
Voici que Jésus s’approche de la femme malade,
il la prit par la main et la fit se lever ! La parole est incertaine.
Le geste sobre et dépouillé, touchant de vérité et de proximité, est corporel, sensible, il suffit à redonner santé, à repousser l’amertume ou l’angoisse qui habitait cette femme.

Jésus n’est ni un médecin ni un magicien./
La guérison qu’il opère
est  le « signe »  de la présence de l’Amour de Dieu
parmi les hommes.

Quel Renoueur !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

de la folle journée de Capharnaüm
Jésus en a parcouru tous les lieux,
autant d’espaces sacrés
que nous les hommes nous traversons
régulièrement dans la vie ;
ainsi le Renoueur évolue-t-il,
ainsi se répand la bonne nouvelle.

 
L'évangile de Marc, au chapitre 1,
raconte une journée à Capharnaüm.

" Ils pénètrent dans Capharnaüm. Et dès le jour du sabbat, entré dans la synagogue, Jésus enseignait. Ils étaient frappés de son enseignement, car ils les enseignait en homme qui a autorité et non pas comme les scribes. Justement il y avait dans leur synagogue un homme possédé d'un esprit impur ; il s'écria : "Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : " le Saint de Dieu". Jésus lui commanda sévèrement : "Tais-toi et sors de cet homme." L'esprit impur le secoua avec violence et il sortit de lui en poussant un grand cri. Ils furent tous tellement saisis qu'ils se demandaient les uns aux autres : "Qu'est-ce que cela ? Voilà un enseignement nouveau, plein d'autorité ! Il commande même aux esprits impurs et ils lui obéissent !" Et sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée. "

Puis, allant avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d'André, le voilà qui guérit la belle-mère de Simon, couchée, avec de la fièvre. "Aussitôt, on parle d'elle à Jésus. Il s'approcha et la fit lever en lui prenant la main : la fièvre la quitta et elle se mit à les servir". Alors, le soir venu, après le coucher du soleil, on se met à lui amener tous les malades et les démoniaques. "La ville entière ét ait rassemblée à la porte. Il guérit de nombreux malades souffrant de maux de toutes sortes et il chassa de nombreux démons, et il ne laissait pas parler les démons, parce que ceux-ci le connaissaient".

Au milieu de la nuit, Jésus s'en va, suscitant encore l'étonnement : "Au matin, à la nuit noire, Jésus se leva, sortit et s'en alla dans un lieu désert ; là il priait. Simon se mit à sa recherche ainsi que ses compagnons, et ils le trouvèrent. Ils lui disent : tout le monde te cherche." Et il leur dit : "Allons ailleurs, dans les bourgs voisins, pour que j'y proclame aussi l'Evangile : car c'est pour cela que je suis sorti." Et il alla par toute la Galilée ; il prêchait dans leurs synagogues et chassait les démons ".