Présentation

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Compte rendu de la dernière rencontre

L'intervention de Virgile  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Réseau de moissonnées
à l’image des
premières communautés
chrétiennes

Des Chemins ouverts…
une manière de faire
chemin d’Evangile
en Eglise, parmi tant d’autres.  

 


c’est :

ü   favoriser un séjour
en une maisonnée alliée, dans les meilleures conditions d’accueil et de confort humain et spirituel !

üsatisfaire aux exigences et aux besoins d'une visite authentique, dans la réciprocité de la rencontre conviviale pour une mise en paroles paisible qui s’échange et se parle !

ü  ouvre au développement durable de la Parole :
des signes et des gestes de Jésus. Initiative prise en charge par  la maitresse ou maitre de chacune des maisonnées !


au concret c’est une maisonnée

… une maison dans la ville :

ü  à taille humaine et  familiale

ü  marquée par la permanence
de la vie

ü  ouverte sur le monde,
le quartier : pratiquant ouverture
et accueil.

ü  au rythme des premières communautés

ü  sans exclusives :
chacun vit sa propre vie,
et désire ce carrefour de rencontres !


une maisonnée avec espace, adresse et signe sur  le mur de la maison …

mais aussi une manière de se rencontrer.

Cinq points de repère :

1 Geste de l’accueil :

·         une invitation, une manière de faire-part à un désir de rencontrer
·         une visibilité : la maison du rendez vous est ouverte repérable …
·       
oser se laisser inviter et oser inviter:  être celui qui a l’initiative de la rencontre.

 2 Geste du partage de la parole…
·         dire nos paroles, faire circuler les paroles qui font et défont notre  vie ;
·         Lire la Parole, celle qui  fonde notre Vie.

3 Geste du partage du repas…

4 Geste de l’élévation de la vie : poésie et prière de la vie

5 Plus tard, faire mémoire des maisonnées.
·         Se retrouver pour partager nos maisonnées et nourrir  Chem’Vert !
·         Ce « chez nous est ouvert » à tous comme un espace virtuel ou bouillonne la vie  et la permanence ou la fluidité du lien à travers, lettre,
téléphone, fax, courrier, courriel, site Web, Internet.
·         Mais aussi un espace physique & symbolique : concret pour que le monde qui en a de plus en plus besoin puisse
« cheminer » et se promener en paix.

En conclusion Chem’Vert se propose de :

ü 
 « favoriser l'éclosion »  
de communautés petites, ardentes, ouvertes? » (Philippe BACQ)

ü  «ouvrir des maisonnées »
centre de vie, d’accueil, de partage vivant et permanent et accessible 

ü  « offrir une alternative apaisante et vivante »
 à une ambiance de violence, de désespérance et de tristesse.

ü  « être matrice d'humanité » :
une discrète mais réelle présence au cœur de la ville, de la vie qui témoigne de l'amour inconditionnel de Dieu

 


Le blog de Chem'vert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Compte rendu de la dernière rencontre


Chem’Verts Samedi 14 mars

 
" L'appel de la Parole: un appel à croiser les chemins ! »

Chem’ verts  un  excellent week-end comme on en redemande !

Le rendez vous était attendu. Ce fut un temps inédit. Riche de partage, plein,  recueilli, attentif,  qui ouvraient des perspectives à chacun en particulier et au groupe tout entier …

Imaginez  deux  douzaines de convives autour d’une table, riante et joyeuse  où personne n’avait une tête de carême !

Beaucoup avait répondu présent. Et nous avons  pris le temps de nous présenter car  ne dizaines de personnes venaient  pour la première fois  « errer » sur les Chemins Ouverts. Tout à la fois nous  poursuivions un chemin Chem’ Verts et nous marquions une étape sur ce chemin en accueillant des amis … Et nous avons partagé cet heureux week-end avec ces « nouveaux » marcheurs. Et comme nous aura dit  puissamment Virgile : « Demain on verra bien ! «  Nous allons rapidement nous employer à vous  faire partager  la prise de Parole de Virgile.

Tout à commencer en douceur entre midi et 15h par un Repas ouvert informel et en accordéon pour ceux qui arrivent à leur rythme…

A 15 h on a joué un eu avec le temps pour permettre à Joëlle t François de s’extraire du flot de voitures !

Nous avons ouvert ce Chemin par une toile d’Arcabas…

 

  « Où habites-tu ? » « On ne se connaît bien qu’à table »

Hier les chrétiens se rencontraient  dans l'intimité fraternelle des « enfants de Dieu » (Jn 1.12)  et de la fraction du Pain. Au cours des siècles, cette pratique initiale née d’une invitation de Jésus  à faire « Mémoire de Lui » s’entoura et s’opacifia d'un cérémonial de plus en plus imposant.
Des rencontres denses des  premières communautés chrétiennes où la Charité  précédait le «repas du Seigneur »  on passa à la cérémonie de la messe, fortement ritualisé…
Petit à petit la messe est devenue l'événement principal (parfois unique (?) de la vie religieuse catholique.  La table, d’Emmaüs, ou celle du partage fraternel du pain et du vin journalier est devenue  autel… (et non pas Hôtel où le mot hôte  serait tant précieux !)…Le pain  a pris la forme de l’hostie et a perdu en « goût » !
Quant à « la fraction du Pain » elle a été affublée du nom majestueux de "Saint Sacrifice de la Messe".

 

 

« ON NE SE CONNAIT BIEN QU’A TABLE ! »

Nous ne sommes pas rassemblés pour lire l’Évangile ou l’écouter mais pour vivre l’Évangile. …

Pour comprendre les repas de Jésus et son dernier repas, nous devons prenons le temps de préparer un vrai repas, un repas fraternel à la manière de Jésus. …
Réfléchir à un repas qui ne soit pas une manière de se nourrir l’estomac et de dire n’importe quoi ou rien du tout à ses voisins de table, mais un repas qui soit un moment d’accueil ou de partage, où chacun se sait inviter par son nom, pour le compagnonnage et l’échange des joies et des peines et pour la fraternité.
Y réfléchir et puis le faire. Reconnaître réellement que le repas est le temps le plus important et le plus fort de la vie, de l’amitié, de l’espérance. Un signe visible non pas pour décoller vers l’invisible, mais pour le reconnaître et le manger, pour une communion charnelle. « On ne se connait bien qu’à table »…

Le repas, tous les repas,… sont des paraboles : tous les détails sont importants. Jésus en relève aujourd’hui deux, très simples, très concrets.

D’abord le choix des places. La première ou la dernière place, pour que chacun soit à sa place, ait sa place : ah le soulagement du maître de maison quand enfin tout le monde est assis et que personne ne tord le nez en découvrant sa situation et ses voisins ! A première vue, Jésus semble donner une leçon d’humilité, inviter à ne pas briguer les honneurs, à ne pas se pousser du col, à ne pas frimer, voire même appeler à s’écraser. ….

La question du choix des places est une question d’art de vivre, un appel à ne pas se mettre en avant, alors que nous sommes tous là pour accueillir et recevoir un don. Ne pas se mettre en avant, cela ne veut pas dire rester en retrait et ne rien faire : cela va sans dire, mais – par les temps qui courent – ça va nettement mieux en le disant. ….

L’art de vivre à la manière de Jésus, le Serviteur ; l’art de vivre c’est le service. Au Burkina Faso, dès que nous prenions une pioche ou un seau, nous les Blancs, un Noir se précipitait pour le faire à notre place, et l’on s’y habitue très vite ; entre nous ici, dans l’église, mais aussi dans toute la société bien sûr, est-ce qu’il n’y aurait pas des Noirs, et des Blancs qui acceptent les discriminations sans rougir ?

Or le repas selon l’Evangile et la vie selon l’Evangile, c’est la table où cette discrimination est abolie par tous et pour tous. A travers cet humble mot de service, c’est le grand choix chrétien tout entier qui nous est présenté : « Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir », dit Jésus, et nos existences quotidiennes proclament : « je ne suis pas venu pour servir mais pour être servi. »

Ensuite, dit Jésus, il y a le choix des invités. C’est un détail de la parabole sur lequel nous ne nous attardons guère, parce qu’on nous a enseigné une bonne esquive, une esquive historique et scientifique, une esquive exégétique ! C’est simple, nous, pauvres pécheurs, nous sommes ces boiteux et ces aveugles que Jésus est venu chercher en lieu et place de ces Juifs sûrs d’eux-mêmes et dominateurs et orgueilleux de leur religion momifiée ! Voire… Reprenons l’histoire au ras des pâquerettes, pensons à ceux que nous invitons chez nous pour un  repas du soir ou un dimanche à midi… Lequel d’entre nous n’a pas son petit monde bien organisé de gens qui se connaissent bien et qui se reçoivent les uns les autres suivant un cycle plus ou moins établi, avec un rituel sans surprise, sans mauvaise surprise, sans mauvaise manière, puisque l’on s’est choisi et recruté entre soi. Et sans doute cela est sympathique et naturel et légitime, mais l’Evangile bouscule ce contentement et nous interroge sur « les autres » (…) Jésus parle d’inviter les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles. … Que faisons-nous au moins pour partager et combattre les situations de misère et agir à la manière de Dieu pour la libération des pauvres, des estropiés et des aveugles ? …

Cette petite parabole pourrait nous conduire assez loin, si nous ne laissons pas dormir l’Evangile : c’est tout un programme de vie et tout un programme pour l’Eucharistie.

 

Extrait de Bernard GONNET   30 août 1986

 

 

Échange sur la vie d’une maison et d’une maisonnée, à parir d’un support  «  carnet d’architecte … »
une masion vit les pieres crient !

 

       Thierry
Hier l’Église a beaucoup sacralisé et privilégié la proposition du sacrement au point d’en oublier l’Évangile !
Aujourd’hui,  2000 ans  après l’émergence des premières communautés chrétiennes un désir nous  tenaille: comment répondre  concrètement à l’appel de la Parole ?
Aujourd’hui nous nous surprenons parfois en souffrance aussi quand  l’Institution Église pose des décisions incompréhensibles qui heurtent et suscitent, abattement et colère,  blessure et injustice et brouillent les cœurs en divisant !

Comment demain la Bonne nouvelle pourra-t-elle encore courir ?
Notre Église ici et maintenant  est souffrance car elle n’est pas encore en pleine possession de ses moyens… elle doit pouvoir compter sur nous pour relayer l’Évangile au plus près des hommes et des femmes de ce temps.
Comment faire chemin ?  Comment ce chemin trouve-t-il son  origine dans une Histoire et demeure-t-il ouvert sur une Espérance ? Comment vivre aujourd’hui  notre foi en parole et en   actes dans la société actuelle ?

Certes  nous  sentons bien que de nombreux repères sont brouillés, qu’éclatement et tiraillement nous menacent et que peut-être nous nous sentons parfois menacés en notre identité. Comment ne pas nous résigner mais résister et faire vivre encore ce repère de la fraternité ? C’est dans ce questionnement que nous  sommes en Chemins Ouverts :

Témoignage de Virgile

Chem’Verts : non ce n’est pas un nouveau mouvement,  ni une ‘Autre Église’ ni un groupe de replis ou de lutte…  mais simplement un espace où des  hommes et des femmes de la fraternité s’invitent et se visitent, se parlent  se rencontrent  et font de leur vie un je t’aime !

 

 

Le 20 h … s’est passé à l’Abbaye de Tamié pour l’office de complies Puis une longue nuiit a commencé ! Inénarrable !

 

 

Dimanche  à 10h Célébration en paroisse avec une méditation de Gérard LEGIARDI  puis  on finira le Week end autour de la table Apéro, repas, discutions,  « à bientôt » et  le premier outil demandé un dépliant qui dit  Chem’verts


Prochaine rencontre …  ici et là en maisonnées et pour tous à Seyssel (à confirmer) dimanche  14 juin… On en reparle. François Joëlle Thierry assume  ce temps de préparation dans le prolongement de ‘l’inachevé de ce Week-end !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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