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Dans sa chambre, sur un carnet déjà annoté de quelques réflexions, elle écrit : « Le réel est ce qui reste quand il ne reste rien ».
Cette assertion, elle la triture dans sa tête en se disant :
« Si cette affirmation veut dire quelque chose, je finirai bien par trouver ».
Papy a précisé que c’était l’explication de la deuxième énigme ; elle reprend la carte :
« Là se trouve tout ce que nous pouvons vérifier avec nos yeux ? Et le trait tracé bien net, et même appuyé, tout en haut de la carte, quelle signification ? »
Réfléchissons se dit-elle : « Le réel est ce qui reste quand il ne reste rien ? » Une première lueur se dessine : « Bien distinguer le concret et le réel. Le concret est objet de science et lorsqu’il disparaît il reste le réel ; il n’a pas de support comme le suggère la ligne horizontale bordant le haut de la carte ! »
« Et pourtant c’est ce qui reste et qui n’est pas objet de science ? »
Cela doit vouloir dire plus encore se dit Félicie.
‘Sais-tu que tu fais des pas de géant’ s’émerveille sont grand-père ? Tu commences à deviner où je souhaite que tu te retrouves, non pas celle que je veux mais celle que tu es ?’
‘Regardons ensemble, de plus près, comment résoudre ce qui nous est énigme’.
Avec elle, il reprend ce que Félicie appelle « la route inversée » :
‘Tous ceux qui réfléchissent, s’appuyant sur l’Histoire ou sur les vies individuelles, constatent un phénomène qui a valeur, et pour toute civilisation et pour chacun de nous : un début, une progression, un apogée, puis une dégradation allant jusqu’à l’effacement.’
‘Ce n’est pas un point de vue pessimiste sur toutes les choses humaines, simplement le constat de toute forme de vie qu’observe l’étude sur le déroulement des civilisations comme sur la durée de l’existence individuelle.’
‘Un constat objectif qui pourtant laisse entier le °Mystère° de toute Vie !’
‘Tu remarques, sans doute, que je viens d’employer un mot qui n’a pas cours dans le domaine des sciences, car ce n’est pas de leur domaine, sans que cela puisse nous conduire à déprécier tout ce qu’elles nous apportent ? »
Une pause bienfaisante avant d’aller plus loin, pour appréhender ce mot n’entrant pas dans l’usage habituel du langage courant.
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