Question 14 : Résurrection ?

 

 

 

 

‘Jésus prend le relais révélant autrement tout le chemin de Vie. Et là, nous retrouvons « le chemin inversé ». Avec Jésus la Vie ne nous achemine pas vers un inéluctable déclin, mais vers une complétude que plus rien ne décrit. Même si, à partir de ce que l’on peut constater, les facultés baissent jusqu’à donner éventuellement l’impression que la personne est semblable à une chrysalide sans vie, ce qu’elle expérimente nous ne pouvons pas le savoir’

 

Jésus rend possible d’être tout à fait ce qu’on est : des personnes singulières en quête d’une Vie que plus rien ne peut détruire, une Vie libérée du temps et de l’espace, la Vie en plénitude. Ce Jésus dont je te parle prend toutes nos existences humaines pour les acheminer, au-delà de la mort, vers sa pleine Lumière, là où les mots se taisent pour dire comment elle est. Bien plus qu’une « promesse » : Il l’a réalisée dans sa Résurrection’.

Pour Félicie, tout est encore obscur, bien qu’elle pressente, dans les mots de Papy, une forme d’espérance autre qu’une chimère. Elle voudrait bien, comme lui, avoir un tel support ! Mais lui, par sa présence et sa patience, l’assure et la rassure. Tous ces mots prononcés, confiés tel un secret encore à déchiffrer, font leur chemin en elle. Le mot « Résurrection » surtout se déploie dans sa tête avec des résonances n’exprimant rien de précis encore. Dans son carnet intime, elle écrit « Jésus » avec un point d’interrogation, puis « Résurrection » avec plusieurs points d’interrogation.

 

Curieusement surtout, assez confusément,
elle y associe son « Papa » en se murmurant :
« Si c’était vrai pourtant ? ».

  

 

 

 Intriguée plus qu’elle ne le voudrait, elle prend le dictionnaire. Des définitions données elle note= « Résurrection du Christ », puis « Le Mystère de la Résurrection » selon lequel « Le corps humain ressuscitera à la fin des temps ! »

 

Ces précisions ne lui apportent pas la compréhension souhaitée : « Que vient faire ici la fin des temps ? ». Puis lui revient en mémoire les mots de son grand-père : « Une Vie libérée du temps et de l’espace ? » Le temps vu comme une prison ? La même chose pour l’espace ?

 

Pourquoi ? Pas de réponse encore.

 

L’automne c’est la fête de la lumière dans les arbres pavanant leurs derniers ors. C’est aussi la pluie qui, lorsqu’elle commence, semble ne pas vouloir finir. Lorsqu’elle s’arrête, succède la brume et même le brouillard. Le temps maussade lui fait  apprécier particulièrement sa chambre.

 

C’est là que son Papy la rejoint lorsqu’il a un moment. Sa venue est toujours agréable tant il sait deviner l’aide dont elle peut avoir besoin ou simplement le désir d’échanger encore et encore. Même lorsque les propos sont ardus il lui est un confident précieux. Les ‘aspérités’ scolaires sont vite aplanies, ce qui lui offre du temps pour avoir des éclaircissements sur les mots qu’elle a notés.

 

Comme à l’accoutumée, il ne répondra pas directement afin de mieux ouvrir des brèches dans son esprit. Il est des « connaissances » exigeant des approfondissements. C’est un engagement de tout l’être dans une confiance sans mélange.

 

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