Question 27: Noël ?

 

‘Ce qui change tout, au point de célébrer sa naissance deux mille ans après, est que ce « bébé » est appelé Jésus, Nom qui signifie « Dieu Sauve ». C’est un grand et beau °Mystère°.’ Un temps de silence comme il sait en aménager. Félicie se dit mentalement : « Jésus veut dire Dieu Sauve ! » Puis elle interroge : « De quoi peut-il bien nous sauver ? » Telle une certitude animant son visage, grand-père répond : ‘De la désespérance.’

 

L’entretien les étreint en cette rue aux lumières trop violentes. Ils se retrouveront où ils aiment se rendre, cet espace intime pour se dire d’autres mots que ceux que prône la fête en oubliant l’Auteur !

 

Une histoire qu’il raconte, telle une confidence, comme s’il s’était trouvé lui-même à Bethléem ce jour précis du temps où est né cet enfant venant changer le cours de l’existence humaine :

 

‘Noël est un début. Comme le mot l’indique il signifie « Le Jour de la Naissance ». Cette venue se déroule mal, au cours d’un déplacement due au recensement. Partout c’est la cohue, et pas de place pour eux. Joseph trouve pour Marie une sorte de bergerie où il n’y a personne. Et c’est en artisan, habile de ses mains, qu’il transforme cet abri suffisant pour la nuit’. Ils s’y reposent et voici que Marie devine, comme le savent les femmes, que la naissance est proche.

   

 

 

‘L’enfant est à peine né qu’ils entendent, dehors, quelques voix extasiées d’avoir été prévenues d’un tel événement !

 

‘Ce sont de ces bergers des champs, méprisés des nantis, qui trouvent dans l’abri un homme avec sa femme, et un petit enfant venant juste de naître, emmailloté et couché dans la crèche servant pour le bétail ! Ils s’exclament, heureux : « Tout ce qu’ils voient est conforme aux paroles messagères entendues dans la nuit. Ce qu’ils ont écouté, surpris, émerveillés, est tout pareil ici ! »’

 

‘Ils disent leur joie profonde d’avoir été choisis pour venir admirer la venue d’un Sauveur. Ils voient, en cet Enfant, la promesse annoncée depuis longtemps déjà ; ils la voient accomplie, adorent sans hésiter et vénèrent cette femme, incroyablement belle pour eux, telle une apparition !’

 

‘Enthousiastes de cette Venue sacrée au point d’entendre au secret de leurs cœurs les chœurs de l’Invisible qu’aucune musique encore n’a jamais pu traduire’.Et ces quelques bergers, pauvres parmi les pauvres d’un monde qui les rejettent, contemplent leur Sauveur où d’autres ne voient qu’une naissance misérable d’un bébé survenu au cours de ce voyage, imposé par la loi sur le recensement !

 

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