1300 CARACTERES 


Moi et le Seigneur des Anneaux

Je sais, ça peut paraître réducteur ou commun, mais je voulais quand même parler des livres et des films qui nous accompagnent depuis  maintenant 10 ans.

 Dans notre vie instable et chaotique, cette œuvre nous a apporté un apaisement et une sécurité. Mes enfants ont aimé lire et arriver au bout de ces longues descriptions. C’est une trame commune. On a discuté, débattu, rêvé, sur le Seigneur des Anneaux.

On le regarde très régulièrement, les technologies évoluant, on découvre l’extrême diversité des  films, des détails qui nous ont échappé, d’autres différences avec les livres .Ce que je veux dire, c’est que cette œuvre est devenue une passion pour notre famille, une passion qui nous a relié à nos amis (Combien de répliques avons-nous cherché à Vienne …).

Les personnages sont nôtres, on retrouve notre part d’humanité dans Gandalf, Aragorn, Les Hobbits , et toute la Communauté. Leurs doutes et leurs douleurs font écho dans nos vies, leurs espoirs et leur ténacité pour sauver le Monde éclairent notre quotidien.

L’univers féérique et poétique de Tolkien, aux confins du rêve et la magie est profondément humaniste et humaine.  
Extrait 
<...> — J’aurais bien voulu que cela n’eût pas à se passer de mon temps, dit Frodon. 

— Moi aussi, dit Gandalf, comme tous ceux qui vivent pour voir de tels temps. Mais la décision ne leur appartient pas.

Tout ce que nous avons à décider c’est ce que nous devons faire du temps qui nous est donné. 

Et déjà, Frodon, notre temps commence à paraître noir. L’Ennemi devient rapidement très puissant. Ses plans sont loin d’être mûrs, je pense, mais ils mûrissent. Nous serons à rude épreuve. Nous devrions être à très rude épreuve, même sans cette terrible occurrence. 

« L’ennemi manque encore d’une chose qui lui donnerait la force et la connaissance nécessaires pour abattre toute résistance, briser les dernières défenses et recouvrir toutes les terres de secondes ténèbres. Il lui manque l’Anneau Unique »

Sauron n’aura pas l’Anneau Unique. Il ne triomphera pas. 

Nous si.

                                                                      Yannick P.

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Pourquoi je mangerai froid ce soir

L'allume gaz électrique de ma gazinière est depuis longtemps tombé en panne – sans doute est-ce dû à ma volonté de conserver mon installation électrique en céramique tant qu'elle fonctionne… - et j'ai peu à peu épuisé ma boîte d'allumettes.
J'ai d'abord tenté d'acquérir cette denrée chez mon épicier franchisé préféré à qui j'achète tous les mardis soirs à Lille Fives un sandwich. Réponse : "Ca fait longtemps qu'on n’en a plus, il faut qu'on repasse commande car tout le monde nous en demande". J'y suis depuis repassé tous les mardis : les franchisés (enfin, les êtres humains qui se cachent derrière) ont depuis été changés trois fois.
J'ai ensuite fait part de ma requête à mon très sympathique tenancier de civette du centre de Tourcoing : il ne vend, hélas, plus que des briquets. Sympathique, je vous disais – mais je suis un client quotidien -, il m'a donné quelques boîtes d'allumettes publicitaires pour me dépanner… C'était reculer pour mieux sauter!!!
Ce soir, je me suis rendu, pour faire mes courses, dans un riant supermarché récemment implanté au centre-ville de Tourcoing et dépendant d'une chaîne fondée à Roubaix, dont la dynastie de propriétaires paie pour la majorité ses impôts en Belgique. D'un tilt, je me suis souvenu que j'avais épuisé les ressources de la générosité de mon buraliste. Alors j'ai cherché pendant 1/4h près des bougies, des briquets, des tuyaux de gaz, dans les bacs en vrac, au rayon aliments et accessoires pour chiens et chats, et à celui pour les bébés : rien….
Je me suis donc enquis de cette énigme à une très souriante caissière qui m'a orienté, aimablement, vers le fond du magasin du côté des rayons bricolage jardinage : là encore, rien…
A l'accueil, j'ai exposé ma quête à un avenant conseiller qui a pris très à cœur ma cause et est venu au rayon bricolage avec moi, là où, graal extrême, il y en avait lundi : rien…
Nous avons alors trouvé le chef du soir près de l'appétissant rayon poissonnerie. Avec lui, j'ai redécouvert pour la 3ème fois les chatoyants assortiments de produits des divers rayons et têtes de gondoles (y compris toujours le rayon pour chiens et bébés). Quelques coups de fils plus tard, nous orientant de ci et de là, un 3ème employé, sûr de lui, nous a, à nouveau, emmenés vers le rayon bricolage (que de types de prises existent donc…).
Pour finir, l'adorable 1er conseiller qui cherchait toujours pour mon compte, me demandant si c'était urgent – je lui avais exposé mon souci – est allé fouiller pendant 10 minutes la réserve : rien…
Me rendant compte de l'échec de ma mission, j'ai salué toutes ces sympathiques personnes, j'ai acheté une tranche de pâté en croute, du taboulé industriel et du pain. Pour payer, je me suis rendu à une caisse automatique (trop d'être humain et de sympathie, ça suffit).

Que retenir de cette expérience commerciale amusante :
1.    Que les tourquennois sont particulièrement sympathiques et serviables;
2.    Que c'est un système qu'il faut changer si nous voulons travailler à retrouver l'esprit des premières communautés décrites dans les actes des apôtres, vécu d'ailleurs par certains religieux : Celui de la sobriété "heureuse" pour reprendre les termes du Fr. Jean-Pierre o.p. de Lille;
3.    Que cette société de consommation là marginalise rapidement ceux qui n'ont pas les moyens de se payer la technologie comme une gazinière à allume-gaz électrique;
Sur tout cela, nous, chrétiens avons quelque chose à dire!

Emmanuel Bouclon


P.S. : Pour les nordistes, à Roubaix et Tourcoing un groupe de chrétiens soucieux d'écologie s'est formé, n'hésitez pas à le rejoindre!
 

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NE PAS DERANGER!!!

J’aime bien Catherine Deneuve, Jacques Brel et les betteraves rouges. D’après certaines statistiques sociologiques, ça fait de moi une “vieille” personne. En quoi nos points d’intérêt (comme de désintérêt) définiraient-ils notre âge potentiel ? Est-ce que je mourrais à 50 ans à défaut de nouveaux attraits pour les 30 prochaines années ? Si j’avais su, j’aurais dansé sur les Spice girls en primaire et écouté du rap quand tout le collège chantait Diam’s. J’aurais voulu être vétérinaire puis aurais changé d’avis pour une école de marketing au lycée, j’aurais finalement été à la fac sans savoir quoi faire et me serais saoulée à la vodka chaque jeudi soir. Quelle belle perspective d’avoir 20 ans !
    Mais voilà, 20 ans sont passés et finalement rien n’a changé. Il y a un million de choses qu’on voudrait faire dans une vie, un million de choses et tellement plus encore. Combien seulement serai-je en mesure de réaliser ? Combien feront de moi quelqu’un de meilleur ? Combien finiront par m’échapper ? Dans une vie, combien d’occasions ratées ? Combien de temps perdu, pour combien de temps gagné ? Je n’ai pas perdu 20 ans parce que certains considéreront, à tort, que j’ai fait les choses à l’envers ! De toutes les choses que je rêve de faire ... en fait j’en ai juste changé l’ordre. Un peu de désordre parfois, messieurs-dames, ça fait du bien ! C’est un peu comme un bureau : les autres le trouvent en pagaille, pas nous. Et si par malheur, un parent, un conjoint, pire : un inconnu, venait y mettre de l’ordre, tout l’équilibre précaire de cette organisation systémique trèèès personnelle en serait chamboulée.
    Ma vie est un bureau, s’il vous plaît, ne venez pas y mettre de l’ordre !

Claire J.
 

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