APPEL DU GRIOT
mauvaise presse
La question : Comment faire confiance aux journalistes qui disent n’importe quoi, qui ne comprennent rien et dénaturent tant la vérité ?

Le
riot a dit: Mon ami, peut-être te reconnaitras-tu dans cette moitié des Français qui déclarent ne plus faire confiance aux médias. C’est impressionnant comme les journalistes ont ‘mauvaise presse’ ! Ils sont souvent désignés comme les boucs émissaires de nos malheurs; ceux par qui tout arrive ! Ils sont accusés de tous les maux : connivence avec les pouvoirs politiques ou financiers ; fouteur de zizanie ! » Ils n’ont pas le parler vrai. Ils n’envisagent pas les vrais problèmes, ils ne veulent pas poser les questions qui fâchent, et s’autorisent bien des arrangements fâcheux ! Dans le monde catho on pleure que l’on ne prenne pas en compte la foi, la religion, pire on leur reproche d’être des relais d’une christianophobie ambiante ! Dans ce même monde il arrive qu’on s’offusque de la couverture de journal paroissial, qui exhibe, entre regards et mains ouvertes, un poing levé, parmi une foule de manifestants pour un monde meilleur... ; on crie au scandale que ce même journal aborde l’homo-sensibilité !
Il est vrai aussi qu’aujourd’hui chacun des citoyens devient à moindre coût, « journaliste » ! Il suffit de sortir son téléphone portable, de cliquer, et d’envoyer sur la toile la photo qui dit la « vérité ! » ou d’inonder le web, (chats, blogs et même les boites email) d’assommantes vérités ... Pourtant le journalisme reste un métier qui ne s’improvise pas il requiert apprentissage, contrôles et corrections. Bine sûr parmi eux comme parmi tout les métiers il y a des médiocres !
Bien qu’ils soient faillibles, qu’ils aient une énorme responsabilité (mais aussi une éthique) je n’ose pas imaginer un monde, notre monde, sans journalistes ! François de Sales, saint patron des journalistes... serait au chômage !
Plus sérieusement : pas de journalistes, pas d’informations. Nous connaissons bien cela dans les pays ou les épisodes événementiels, qui jugulent la presse... Nous en arriverions à un monde colonisé par la dés-information et ferions un retour à l’art du « bouche-à-oreille » dans des sociétés qui ont perdu la sagesse et la pédagogie de la tradition orale !
De surcroit nous connaitrions alors un monde sans contre pouvoir, un monde d’ignorance, surexposé aux flots des mots des citoyens insomniaques ou qui en retour de bringue occuperont le terrain laissé vide, pour diffuser des informations, allant du vrai au faux, de l’absolution à la délation, de l’infamant à l’arrogant, de la rumeur lancée par quelques aventuriers inconséquents à la clameur assourdissante ou au Grand Silence ! Tout cela selon que la dernière tête croisée lui est sympathique ou pas !
Certains estiment que les valeurs disparaissent, et que la presse y contribue ! Mais la presse ne dit pas autre chose que ce que les sociologues disent : oui les valeurs se diluent et disparaissent. Quelque part la presse ne peut pas être tellement différente que les grandes nervures de la société dans laquelle nous vivons !
D’autres annoncent la disparation de la presse papier au profit de l’internet, et nous savons que « La tribune » et « Le Parisien » ont renoncé à leur version papier ... nous ne devons pas focaliser sur le support car qu’importe le moyen technique, l’intérêt c’est le contenu, l’intérêt c’est la rigueur du journaliste !
Alors vois-tu, je dirai oui à un journalisme qui permet le débat : que nous cessions d’avoir peur de débattre ! On ne se construit bien que dans la mise en jeu de la différence et des contraires
« Les accords de musique se font en la discordance par lesquelles les voix dissemblables se correspondent, pour tout ensemble ne faire qu’une seule rencontre de proportion... (F de Sales TAD L2-Ch VIII)
Et pourquoi ne pas plaider pour une vie en société adulte qui autorise des « prises de position fortes pour dire ce que l'on croit » aussi, bien dans la vie civile que dans les Églises !
Le journaliste n’est-il pas là pour apporter un supplément dans la formation des consciences et de l'opinion publique et pour faire comprendre aux croyants les réalités des églises !
Le journaliste a pour mission d'informer les citoyens et si nécessaire "de porter le fer dans la plaie", mettre en lumière les dits et délits, les fraudes et tricheries, débusquer langue de bois et absolus aveugles. Il nous reste à laisser remonter à la surface cette veille question : « Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ? »
Il est aisé ici de reprendre la dramatique question de Ponce Pilate : «Qu’est-ce que la vérité ?»
L’adéquation de la pensée et du réel ? Certainement. Mais la vérité est toute relative. Pour trouver la vérité dans un dialogue ou une communication il faut penser que l’on est deux, l’émetteur et le récepteur. Que chacun à son environnement et ses conditionnements, (culture, préoccupations, influences, idéologie individuelle ou collective, codes et symboles..) que le langage de l’un n’est pas nécessairement compris par l’autre !
La vérité est toujours à construire, elle ne peut être ni énoncée, ni posée comme absolu ! Elle a ce caractère intrinsèque de dévoilement "ce qui est caché mais qui est à dévoiler à révéler pour ne pas oublier ! Refuser le journaliste c’est en quelque sorte refuser une médiation, un échange entre personnes ; refuser le dialogue !
Et enfin je reste persuader pourtant que toute vérité n’est pas bonne à dire ! La pratique de la vérité impose parfois le silence ou le voile, partiel, momentané, non définitif ! Comme la musique demande entre blanche et noire, le soupir ; des silences !
L’interdit est jeté par exemple pour protéger des personnes en situation de faiblesse, ou tout simplement la vie privée. Alors oui il se peut que nous devions nous interdire certaines informations ou certaines manières d’annoncer ou d’informer.
Surement que le journaliste gagnerait à pénétrer cette pensée d’un grand communicateur, qu’est François de Sales.
« Toute vérité qui n'est pas charitable, vient d'une charité qui n'est pas véritable ! » Ce qui compte pour l’esprit salésien, c’est la juste mesure, celle du cœur humain ! « Je n'ai encore vu personne -poursuit-il- qui se soit mal trouvé de dire du bien du prochain. » Autrement dit, s’entraîner à parler bien de son frère est plus important que d’asséner la vérité ! Si une vérité risque de blesser il nous suggère de « s'en défaire, se l'ôter de l’esprit et n'en point parler » Je suis bien sûr que ces dernières paroles ne vont clore le débat ! Mais je ne suis que griot, pas parole d’Évangile !...
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Ni fer ni poudre
La question :Le monde qui nous entoure est de plus en plus antireligieux ... comment vivre en ce monde ?
Le
riot a dit: « La France est chrétienne et doit le rester ! »clament certains revendiquant un sursaut chrétien face à une christianophobie jugée ambiante. Ils se sentent menacer de toute part ! On nous dit qu’à l’école on interdit aux enfants de prononcer le mot, Noël, que le sapin qui, même coupées à Noël, a des racines trop chrétien pour avoir droit de cité profane et laïque. Sur le parvis de la cathédrale, des farouches cathos menacent le recteur: « A faire des baptêmes pendant la messe, vous faites fuir tout le monde, « Votre » cathédrale sera bientôt une mosquée! » Ou encore ... tel groupe de cathos bien sous tout rapport, accuse le premier magistrat de leur commune de vouloir détruire le christianise, pas moins. Tout cela pour une histoire bassement matérielle de salle et de vivre en commun.
Ces gens à la vue un peu courte ont peur ! Ils sont relayés par ceux qui voient le sacrilège et le blasphème partout: cinéma, théâtre, littérature, peinture. Les affaires déchainent des réactions : "Piss Christ", cette exposition d'une production de l'artiste new-yorkais afro-cubain Andres Serrano, jugée scandaleuse par sa représentation d’un crucifix plongé dans l’urine, ou la pièce controversée "Golgota Picnic" (de Romeo Castelluci "Sur le concept du visage du fils de Dieu".)
Certes il peut se faire que certains soient des intégristes d’une laïcité mal digérée. Au point d’exprimer un sentiment antireligieux agressif qui devienne en retour source d’agression et de renfermement sur soi ou sur une communauté. Ce serait en quelque sorte des intolérants, en contradiction avec leur combat contre l’hégémonie des religions !
Vois-tu je te propose de ne pas te laisser impressionner par l’agitation de ces peurs ...
D’abord tout cela fait la « délectation» de ceux qui évoluent dans les mouvances extrémistes ou traditionnalistes. Déclencher des spectacles de rue d’un autre temps, avec fanfreluches, dentelles, plis et surplis, sans oublier les croix géantes, c’est spectaculaire mais engendre, ce qui est pire, violence et destruction !
Pourquoi tant d’émotions pour quelques petites représentations particulières (Piss-Christ, Golgotha Pique-nique) ?
Pourtant l’atteinte au sacré, dénoncée, est le plus souvent anecdotique dans son contexte et n’est que rarement le cœur du message de l’artiste ! Mais surtout l’enjeu est ailleurs, il n’est pas religieux mais politique ! Il s’agit de restaurer une France complètement catholique et une Europe totalement chrétienne ! Comme l’exprime le curé de Saint-Merri, "la religion est la dernière de leurs préoccupations. » il parle de rivalités à l’intérieur du Front National : « Alors que Jésus Christ, il est loin ! »
Si je voulais être plus lapidaire je répondrais à ces gens : « Arrêtez de m'emmerder avec ces religions qui désirent donner une norme aux citoyens ! La religion n’est pas là pour restaurer une France chrétienne fusse-t-elle réputée « Fille ainée de l’Église ! » qui devrait le rester, ou pour ne voir qu’une seule tête, fusse-t-elle celle du Christ !
Ne crois-tu pas que nos sociétés occidentales, sont plus marquées par un fort sentiment de désarroi, de fatalité, parfois de mauvaise conscience dans la manière d’envisager l’homme, le monde et les évènements, plutôt que victimes de christianophobie ?
Je te propose deux voies... La première qui ne nous est pas spontané : entrer en intériorité.
Peut-être as-tu entendu parler de Miguel Angel Estrella, pianiste argentin, qui fût enlevé à Montevideo en Uruguay et demeura trois ans en prison. Pendant cette période, il conserva le mouvement de ses doigts en imaginant les sons sur un clavier muet, un piano né de sa psyché. Il avait ce don de s'extraire des geôles des généraux d'un accord virtuel plaqué, notes plus puissantes que les barreaux de sa prison.
Ne crois tu pas que ce qui la sauver est une force intérieure et silencieuse ?
François de Sales donne ce conseil : « Je n'ai jamais pu approuver la méthode de ceux qui, pour réformer l'homme, commencent par l'extérieur, par des contenances, par des habits et le reste. Il me semble, au contraire qu'il faut commencer par l'intérieur. « Faire naître l'extérieur de l'intérieur » Voilà quelque chose que tout humain peut entendre. Et il rajoute pour le chrétien : "Mon enfant, dit Dieu, donne moi ton cœur " (Prof 23.16) « Oui vraiment quiconque à Jésus Christ en son cœur, l'a bientôt en toutes ses actions." III, 216
Alors seconde voie : il s’agit maintenant de rentrer en action !
Si vraiment tu es croyant, cesse de cautionner dans le silence les actes et les paroles scandaleuses, entre en résistance, en « objection de conscience’ » voire en désobéissance, pour faire honneur et à la dignité de l’homme et Dieu, créateur ! Oui, il s’agit de contribuer à créer, changer le monde. Pour cela nous devons dépasser, gesticulations et activisme, même s’ils sont teintés d’humanisme. La question est de donner à nos agir la force de l’espérance, qui inclut le témoignage.
En 177, les chrétiens de Vienne et de Lyon écrivaient à leurs frères d'Asie Mineure une lettre célèbre, relatant le martyre d'une cinquantaine de frères ... La lettre commence ainsi : "Les serviteurs du Christ qui séjournait (paroikountes) à Vienne et à Lyon..." autrement dit « ceux qui sont de passage, qui séjournent comme étrangers en résidence temporaire, qui sont des pèlerins..." Le chrétien n’est- il pas depuis l’origine présenté, et ne se reconnaît-il pas en cela, comme étranger, immigrant, sans-domiciles fixes, à l’image de Jésus, avec toutes les fragilités qui cela entraine !
Alors peut-être est-il bon de nous considérer comme `non-installés", comme 'en route".
J'ai envie de dire, en forçant un peu le texte, comme "nomades", en Exode voire en Exil. Si aujourd'hui encore nous souhaitons être fidèles à l'Évangile en constituant l'Église, il nous faudra accepter d'être dérangés, bousculés, chassés des habitudes et des scléroses de toute institution, pour être hommes et femmes en passage, revivant individuellement et en communauté la Pâque du Christ.
« Je ne vous propose ni le fer, ni cette poudre dont l'odeur et la saveur rappellent la fournaise infernale ; je n'organise pas un de ces camps dont les soldats n'ont ni foi ni piété. Que notre camp soit le camp du Dieu dont les trompettes font entendre, avec des accents pleins de douceur (...) C'est sur ce camp, vaillants Compagnons d'armes, que vous devez fixer vos regards ; et ce que votre fidélité doit à Dieu, à l'Église, à la Patrie, à vos autels et à vos foyers, lorsque l'occasion s'en offrira, faites-le, montrez-le, accomplissez-le. Vous entrevoyez enfin, je pense, toute l'étendue du plan que je vous propose pour reconquérir... C'est par la faim et la soif, endurées non par nos adversaires mais par nous-mêmes, que nous devons repousser l'ennemi. C'est par la prière que nous le chasserons ; car ce genre de démons, vous le savez, ne peut être chassé que par la prière et le jeûne (Mt 17,20 ; Mc 9,28).
Ce dernier mot laissé à François de Sales s’articule si bien sur ce passage de la première lettre de Pierre : Soyez toujours prêts à justifier votre espérance devant ceux qui vous en demandent compte. Mais que ce soit avec douceur et respect, en ayant une bonne conscience, afin que, sur le point même où l’on vous calomnie, ceux qui décrient votre bonne conduite en Christ soient confondus. Car mieux vaut souffrir en faisant le bien, si telle est la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal. 1Pierre 3 15-7
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Langue de bois ?
La question :
Je m’adresse à toi, cher Griot, expert en « paroles ». Voilà, mon problème : je suis assez direct et entier, aussi je dis tout, franchement ... comme ça vient, et c'est souvent mal perçu ... Toute vérité ne serait-elle donc pas bonne à dire ou doit-on parfois pratiquer la langue de bois ?
Le
riot a dit :Je comprends bien ta réaction et ton dilemme. Il y a même un vieux proverbe latin qui dit « Veritas odium parit » « La franchise engendre la haine » peut-être une variante de ce tu dis : « Toute vérité n'est pas bonne à dire ! »
Mais immédiatement faut-il d’abord se demander « Qu’est-ce que la vérité? »
Qui est-il sûr de détenir la vérité ? Devant tant de faits divers, de scandales, et de discours politiques... on peut, ou même, on doit se demander : quelle est la vraie version des faits, qui dit vrai ? Devant le concert des religions, il en est de même : quelle est la vraie ?
Chacun a sa vérité ! Toutes ces déclinaisons, qui souvent sont l’expression de nos colères, de nos hésitations ou indignations sont des questions universelles. Et à l’heure de la mondialisation, il y a au moins quelque chose de bon, la question de la vérité nous donne l’occasion d’ouvrir de nouveaux lieux de dialogue, de travailler la parole comme expression, et confrontation à la vérité... de chacun.
Nous avons en tête ce mépris de Pilate à l’égard de Jésus qui venait de dire qu'Il est venu dans le monde pour rendre témoignage à la Vérité : « Mais qu'est-ce que la vérité ?"
La question une fois de plus est une question en l’air, qui n’attend même pas de réponse, sauf celle de le livrer à la mort ; qui de plus est en s’en lavant les mains !
Vois-tu, « la foi en la vérité commence avec le doute au sujet de toutes les "vérités" en quoi l'on a cru jusqu'à présent » Friedrich NIETZSCHE / Humain, trop humain. (1878-1879)
Vois-tu, là où le dialogue cesse la vérité recule ! Et regarde autour de toi tous ces dialogues qui cessent, toutes ses paroles qui s’abstiennent ! Deux exemples ont secoué notre univers culturel.
L'affaire "Piss Christ", cette exposition d'une production de l'artiste new-yorkais afro-cubain Andres Serrano, jugée scandaleuse par sa représentation d’un crucifix plongé dans l’urine !
L’affaire de la pièce controversée "Golgota Picnic" (de Romeo Castelluci "Sur le concept du visage du fils de Dieu".) ... qui est « délectation » de ceux et celles qui évoluent dans la mouvance catholique traditionnaliste... dont certains viennent de s’apprêter à endommager les alarmes du théâtre du Rond-Point à Paris où doit être prochainement jouée la pièce !
Toute parole est-elle bonne à dire ? La liberté de l’artiste est-elle infinie ? L'artiste peut-il tout se permettre ?
A priori on a tendance à dire surement pas. Toi-même probablement tu ne prétends pas pouvoir tout te permettre ?
Mais je trouve qu’il y a une autre question pertinente : Pilate en se lavant les mains peut-il tout se permettre, ces intégristes qui détruisent peuvent-ils tout se permettre, jusque dans la violence et l’éveil de la haine ?
Je regrette que « l’objet » du litige, ou la parole qui dérange ne soient pas, du côté de leur auteur, d’abord, l’engagement d’un dialogue, fusse-t-il provocateur ! Comment ne pas essayer de comprendre et faire comprendre que l’œuvre, l’image, puissent être autre qu'une « histoire sans paroles ! »
Je regrette tout autant que « l’objet » du litige, ou la parole qui dérange ne soit pas aussi, du côté des détracteurs, autrement qu’une polémique soulevée par des milieux fondamentalistes et repris, amplifiés si facilement par des chrétiens plus prompts à se sentir victimes d’incroyants que de se risquer au jeu de l’échange et du dialogue ! Car enfin en parlant de croix, se pose la question de la vraie victime qui en définitive demeure toujours le pauvre, le petit, le sans paroles. « La réponse à Pilate et à nous se résume ainsi : " La vérité, c’est d’être à côté des pauvres " Autrefois c’était " Hors de l’Église point de salut ", ce fut ensuite " Hors du monde point de salut ". Aujourd’hui nous devrons apprendre à dire "Hors des pauvres, point de salut " (extrait de Pedro Casaldáliga, théologien de la libération et évêque du diocèse le plus pauvre du Brésil.)
Mon ami je pense qu'il faut parler, toujours parler et dire la vérité, sans dissimuler ! Par contre je ne suis pas sûr que toute vérité soit bonne à dire. Peut-être parfois vaut-il mieux se taire ! Différer une parole, attendre le moment favorable pour ne pas prendre le risque de blesser l'autre. François de Sales, grand communicateur, conclura : « Je n'ai encore vu personne qui se soit mal trouvé de dire du bien du prochain. » Autrement dit, s’entraîner à parler bien de son frère est plus important que d’asséner la vérité ! C’est la juste mesure, celle du cœur humain ! Si une vérité risque de blesser il nous suggère de « s'en défaire, se l'ôter de l’esprit et n'en point parler » Ce qui compte en définitive, c’est la juste mesure, celle du cœur humain ! « Toute vérité qui n'est pas charitable, vient d'une charité qui n'est pas véritable! »
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