ARCHIVES - EPITRE AUX VIVANTS


302 - LA JOIE IMPRENABLE DU ROYAUME17eme dim tps ord-24/07/11

EVANGILE DE JESUS-CHRIST SELON SAINT MATTHIEU = CHAPITRE 13 = VERSETS 44,52
Ce Dimanche 24 juillet, il est toujours question du « Royaume des cieux » dans l’enseignement de Jésus. Il faut du temps pour intégrer la Bonne Nouvelle qu’il représente ! A l’intérieur de ce petit territoire, ceux sui suivent le Christ l’écoutent en espérant très fort qu’il rétablira le ‘royaume d’Israël’. Tel n’est pas le projet de l’Envoyé de Dieu. Du coup, il faut reprendre la leçon afin d’éviter toute confusion.
Pourtant, parler du « Royaume » ne revient pas à l’intégrer à nos logiques. Il est tout autre que ce que nous mettons sous ce mot, aujourd’hui comme hier. Jésus, patient, poursuit ses comparaisons. Celle du ‘trésor’. Il fait appel à un rêve jamais éteint : trouver un trésor, quelle aubaine ! Et comme il y a le risque de ne pas l’avoir pour soi seul l’heureux découvreur « décide d’acheter le champ » Bien sûr, il n’a pas l’argent pour opérer cette transaction ! « Alors il va vendre tout ce qu’il possède ». Une telle trouvaille vaut tous les sacrifices. Pour en souligner la pertinence, Jésus continue avec la « perle de grande valeur ».
Ce « Royaume » n’est pas une utopie pour un futur indéterminé. Il est possible d’en bénéficier tout de suite, et c’est toujours vrai aujourd’hui. L’obstacle est ce que l’on possède ! Il faudrait préciser ‘tout ce qui nous encombre’, toutes ces sécurités acquises à grand prix pour se sentir heureux. L’expérience confirme que ce n’est qu’un leurre. Tous les biens de la terre ne nous donneront  jamais la Joie imprenable du Royaume.
Les auditeurs du Christ ont-ils intégré ce qu’est le « Royaume ? » Ce n’est pas certain. Une autre parabole va servir de tremplin, « celle du filet jeté dans la mer et qui ramène toute sorte de poissons ». Là, la perspective change : nous sommes projetés « à la fin du monde » où l’on voit poindre l’angoisse : « serons-nous parmi les méchants ou les justes ? »  Maintenant Jésus veut savoir s’il a été « compris ». Le « oui » proféré ne nous rassure pas, et pas davantage l’orateur! C’est pourquoi il ajoute l’exemple « du maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien » afin de faire le tri entre ce qu’il faut garder ou supprimer.
Où est passée la Joie de la découverte du Royaume ? Les différentes comparaisons offertes représentent, pour nous, la nécessité d’intégrer ce qu’est une « parabole » au sens biblique. Le spirituel ne nous est pas d’emblé familier. Nous avons besoins d’images pour déjà pressentir ce qu’il nous offre. C’est le plus risqué ; les comparaisons sont une aide, pas une explication. Nos sciences acquises ne nous sont guère utiles pour entrer dans une démarche qui transcende nos intelligences.
Cependant, nous sommes incorrigibles. Nous aimerions des preuves irréfutables de ce dont nous parle le Message du Christ. Heureusement qu’il n’en est rien, sinon où serait notre liberté ? Où serait notre Joie de faire confiance ? Où serait LE TRESOR comparable à aucun bien acquis ?
Ne pas s’arracher les cheveux : comme le « Maître de maison » prôné par Jésus, accueillons la merveilleuse offrande de la Vie dont le CHRIST a le secret qu’il ne cache pas à ceux qui l’écoutent. A travers les Paraboles proposées, il existe beaucoup d’interprétations ; certaines avec bonheur ; accueillons-les. D’autres sont entendues avec des sens qui ne nous parlent guère. Alors se mettre avec les « chercheurs » de DIEU sur le CHEMIN où IL VIENT A NOTRE RENCONTRE.

 Ref : - N° Epitre : - Jour de la fête :

Evangile


17ème Dimanche du temps ordinaire : 24 juillet 2011.
Evangile de Matthieu : chapitre 13 = 44,52
 
44 Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache à nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.
45 Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines.
46 Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle.
47 Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu’on jette dans la mer, et qui ramène toute sorte de poissons.
48 Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
49 Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes
50 et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
51 Avez-vous compris tout cela ? ‘Oui’, lui répondent-ils.
52 Jésus ajouta : « C’est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » 

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301 - Libres paroles au fil de l'eau19 Dimanche 7 août 2011

Ce récit se situe juste après la multiplication des pains, où l'on reste sur sa faim (!), car on n'a pas de retour de la part des disciples ou de la foule sur ce que vient de faire Jésus. On sait seulement que la distribution des pains a donné un excédent de pains contenu dans 12 corbeilles.
Après cela Jésus fait remonter ses disciples dans la barque, avec ordre de le précéder sur l'autre rive pendant qu'il renvoie les foules. Puis « Il gravit la montagne, à l'écart pour prier » : c'est pour Jésus le moment de retour aux sources, d'être en parole avec son Père, en communion avec le mystère de la vie.
C'est de là qu'il décide de redescendre vers ses disciples qui semblent arrêtés dans leur marche en avant. Lui est sur la montagne, eux sont dans la barque, frêle coque sur la mer. Ils sont tout proche des eaux qui peuvent tout engloutir, proche de la frontière de la mort. Jésus, lui, vient du Père, lieu où cette frontière entre la vie et la mort n'est pas problématique, comme dans le monde des humains. Jésus marche naturellement sur cette limite. Mais pour ceux qui sont malmenés dans la barque, cette vision est troublante. On ne peut pas se tenir sur ce lieu-là, seuls les fantômes viennent du monde des morts pour effrayer les vivants.
Alors, chez le disciple, la peur s'installe. Le cri remplace la parole.
 
         L'humain régresse chaque fois qu'il laisse la peur prendre toute la place.
 
Il faut une parole de Jésus pour faire chuter l'imaginaire tout puissant dans lequel était les disciples, pour accéder au réel de la situation « c'est moi ! ». L'effet de la peur n'est pas encore dissipé, mais Pierre demande à rejoindre Jésus sur cette frontière entre la vie et la mort (« venir à toi sur les eaux »). Il s'y risque, mais le vent contre qui il lutte depuis le début de la traversée lui rappelle que sous les eaux est bien la mort dont on ne revient pas. Il ne peut être tiré de ce mauvais pas qu'avec la main tendue par Jésus.
Jésus en effet est dans la foi : entre la vie et la mort il y a un passage. C'est pourquoi il fait allusion au peu de foi de l'homme.
 
         Notre condition d'humain, souvent malmenée sur une frêle esquive, ne nous      permet d'être dans une confiance totale en la vie.
 
Pierre expérimente qu'il devra continuer la route avec pour bagage « ce peu de foi ». Néanmoins l'expérience qu'il vient de vivre, lui permet de reconnaître en Jésus Celui qui s'origine dans le mystère même de la vie. L'ensemble de ceux qui sont témoins que Jésus peut marcher paisiblement sur la frontière entre la vie et la mort l'appellent « Fils de Dieu ».
Quand ils sont réunis dans la barque, la cause de leur difficulté et de leur peur s'évanouit : la vent est tombé. Jésus a rejoint ses disciples sur ce lieu fragile de leur humanité (la barque) pour leur faire percevoir le lien entre leur peur et leur peu de foi. La peur peut donc être lue comme le symptôme d'un manque de foi.
 
         Si nous pouvions nous affranchir de notre peur de la mort, combien de tempête ne pourrions-nous pas traverser ?
 
Juste avant ce récit, Jésus avait donné le pain. Le pain qui permet d'avancer sur la route. Il avait donc pu renvoyer la foule car elle avait de quoi continuer son chemin. Or quand Jésus rejoint ses disciples dans la barque, il veut les mener un plus loin. Pour cela ils ont besoin d'une autre nourriture. C'est celle qui est signifié par les 12 corbeilles du récit précédent. Cette nourriture, c'est Jésus lui-même. Comme Jean le développera dans son évangile. La vision qu'ils viennent d'avoir leur permet de dire qu'il existe un homme de foi qui peut marcher sans peur sur la limite entre la vie et la mort. La présence de Jésus avec eux dans la barque est la nourriture qui fait tomber la peur. Avec lui ils pourront mener la traversée à son terme.
 
         Nos peurs ne sont-elles pas à l'origine de représentations catastrophistes du      monde ?
 
Ainsi les disciples en voyant quelqu'un marcher sur l'eau disent : « c'est un fantôme », mais quand la peur les a quitté, ils disent : « tu es le Fils de Dieu ».
 
         Quelles sont ces peurs qui nous habitent au point que nous avons l'impression  de faire du « sur place », de ne plus avancer dans notre vie ?
 
         Notre condition humaine n'est-elle pas « ce peu de foi » qui nous fait désirer la présence du Christ, lui le témoin de la confiance totale au Père ?

 Ref : - N° Epitre : - Jour de la fête :

Evangile


 
Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.
La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
 
Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris.
Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! »
Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »
Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

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300 - Ne se mêler que de ce qui nous regarde16e Dim.du tps ord. 17/07/11

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu : chapitre 13 = 24,30
Jésus enseigne au moyen de « paraboles ». Les unes sont frappées d’évidences, d’autres sont plus délicates à interpréter. Elles ne se contredisent pas ; elles se complètent ; éventuellement « elles se corrigent » par comparaison les unes avec les autres. Il serait hasardeux d’en extraire une sans voir que les textes de la Bible s’interpénètrent afin de ne pas réduire la Parole de Dieu à un livre de préceptes, ou encore tel un « prêt à penser ».
Dans une première approche, le passage de ce dimanche est un condensé de bon sens. Pour qui a pratiqué, même un peu, le jardinage, a découvert combien il est risqué de supprimer la « mauvaise herbe » parmi les jeunes pousses que l’on a semées. Il est préférable d’attendre la récolte pour faire le tri.
Sans doute Jésus en a fait l’expérience et il s’en sert comme une comparaison du « Royaume ». C’est tout à fait plausible, encore qu’il soit particulièrement délicat « d’imaginer » ce « Royaume promis ». Dans le texte, se trouvent des mots à creuser afin de ne pas dire n’importe quoi : qui est cet ‘ennemi ?’ Dans le concret de nos existences, qu’est-ce que symbolise ‘l’ivraie’ ? L’ambiance de la parabole nous fait penser de ‘ne se mêler que de ce qui nous regarde’ !
Le champ ensemencé représente l’image du monde dans lequel les uns se préoccupent d’améliorer ce qui entrave la justice ; d’autres se réjouissent des disfonctionnements dont ils tirent de juteux profits. Ces derniers représenteraient ceux qui sont à combattre ? C’est vrai dans un certain sens, mais qui est « juge » de ce qu’il est vu nécessaire d’éliminer ? Le monde, « notre monde » est fort complexe. Ce serait ‘confortable’ s’il y avait les bons, faciles à identifier, et les  mauvais dûment repérés. L’expérience montre que ce n’est ni simple, ni tranché ! Du coup il vaut mieux laisser faire Dieu vu qu’il est aussi dit dans une autre Parole de Jésus « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés ».
Comment sortir de ce dilemme ? En premier, pas de réponse toute faite. Il n’y a pas de recette infaillible pour faire que l’existence soit vivable. Nécessité d’agir cependant, ce que ne manquent pas de faire celles et ceux venant en aide à d’autres en mettant sur pied des associations d’entraides ou de défenses. Ce qui a le mérite, non pas d’éliminer les nuisances mais de proposer des alternatives à ce qui menace l’Humanité.
Même grâce à de telles initiatives les résultats ne sont pas à la mesure des disfonctionnements. Ce qui, d’une certaine manière, offrirait une justification à la parabole telle qu’elle est proposée malgré les zones d’ombres qu’elle recèle. Cela peut générer une forme d’humilité devant notre désir d’agir pour le bien. Entreprendre tout ce que nous pouvons en sachant que nous ne pouvons pas tout changer.
En revanche, faire confiance à Dieu devant l’ampleur de la tâche. Et peut-être aussi reconnaître que nous ne savons pas tout interpréter de l’enseignement de l’Ecriture ? Ce que nous ne comprenons pas trop, vient, le plus souvent, de notre point de vue. En éclairage je vous propose cette réflexion de « Anna et Mister God » de Fyn aux éditions du seuil. « Nous avons chacun notre point de vue auquel nous sommes très attachés, et Dieu a une vue sur tous les points de vues ». Ne serait-Il pas mieux placé que nous pour faire que « le Royaume » advienne, comme nous l’exprimons dans le « Notre Père » ? C’est peut-être là que la prière a aussi sa place pour faire que le monde soit plus conforme à l’enseignement du Christ ?

 Ref : - N° Epitre : - Jour de la fête :

Evangile


16ème Dimanche du temps ordinaire : 17 juillet 2011.
Evangile de Matthieu : chapitre 13 = 24,30.
 
24 Il leur proposa une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
25 Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla.
26 Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.
27 Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’
28 Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela’. Les serviteurs lui disent : ‘Alors, veux-tu que nous allions l’enlever ?’
29 Il répond : ‘Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous arrachiez le blé en même temps.
30 Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : ‘Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier’ »

Ne se mêler que de ce qui nous regarde Page Précédente

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