EPITRES AUX VIVANTS
“ Traverser la vie une Bible à la main le journal dans l'autre ” Karl Barth332 - "Jésus leur annonçait la Paerole"7ème dim ord 19 Fév 2012
A Capharnaüm en Galilée, les nouvelles vont vite, très vite ! « La nouvelle se répandit que Jésus était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte ». Et pourquoi tant de monde ? « Jésus leur annonçait la Parole ». Quelle foule pour entendre cette Parole neuve !
Une différence radicale de ce que les gens entendaient à la synagogue. Exemples de cette nouveauté : « Venez à moi vous qui peinez et ployez sous le fardeau, et Je vous soulagerais ». Encore : « Ce qui est impossible aux hommes est possible pour Dieu ».
C’est ce que montrent les « quatre hommes portant un paralysé sur un brancard ». Il faut saluer leur exploit : porter un paralysé jusque sur le toit de la maison relève du courage, de l’adresse et de la prouesse ! En même temps de la confiance que leur inspire Jésus. Même le paralysé a dû être sérieusement secoué durant cette montée. (Celles et ceux qui accompagnent les malades à Lourdes en savent quelque chose !)
Jésus reconnaît et leurs efforts et leur foi, y compris celle du paralysé auquel Il s’adresse : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés ». Le Christ sait que toute maladie est, pour les gens, considérée comme une conséquence du péché ! Il ne l’avalise pas mais tient compte des mentalités qui l’entourent.
Dans la foule se trouvaient des personnes heureuses de voir et d’écouterJésus. Ils s’y trouvaient aussi des scribes, orgueilleux de leurs savoirs : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Ces auditeurs, savants de ce qu’ils ont retenu de la Loi, ne peuvent pas faire crédit à ce que dit Jésus, un homme comme tous les hommes. Prisonniers de leur orgueil d’enseignant ils ne peuvent pas accueillir LA RADICALE NOUVEAUTE qu’apporte Jésus. Sa Parole, qui ravit la plupart, ne peut atteindre leur cœur de scribe. Eux, ils savent ! Et leur science est comme un mur que ne peut franchir la Parole, alors que celles et ceux qui sont en attentes se laissent toucher par cette Nouvelle accréditée par un signe incroyable : « L’homme se leva, prit son brancard et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient Gloire à Dieu en disant ‘Nous n’avons jamais rien vu de pareil’ ! »
Ce récit de Marc nous réjouit. Pas d’emphase, pas de mots inutiles. Une PAROLE, un GESTE et tout est dit. Jésus offre une réalité concrète à ce qu’Il dit, attestant ainsi qu’Il est bien l’Envoyé de Dieu qui fait toujours ce qu’Il dit. (Se remémorer le poème de la Création : DIEU DIT ET CELA EST).
Ces mots ne sont pas enfouis dans un grimoire vénérable. DIEU TIENT PAROLE TOUT LE TEMPS DU TEMPS. Ce qu’Il dit est en quelque sorte prouvé par ce qu’Il fait. Le plus hasardeux est d’entendre SA PAROLE et de VOIR LES SIGNES QU’IL NOUS ADRESSE. Si nous avons tout appris sur la ‘religion’ nous sommes imperméables à l’inattendu, sourd à cette PAROLE DE FIN SILENCE comme celle qu’a pu entendre le Prophète Elie à l’Horeb.
PAROLE PARADOXALE d’un DIEU PARADOXAL : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil ! ». C’était vrai hier, c’est tout autant vrai aujourd’hui.
Cette séquence complète et clôt ce que nous avons pu entrevoir : comment et pourquoi JESUS GUERIT pour SAUVER tout l’HOMME et TOUS LES HOMMES. Ce qu’Il nous propose n’a rien d’un PLACEBO. C’est notre DEVENIR qui s’engouffre dans les jours qui nous sont offerts. « Nous n’avons jamais rien vu de pareil ». Merveilleuse BONNE NOUVELLE ! Rendons GLOIRE à DIEU, par JESUS vivant en nous par l’ESPRIT.
Ref : Marc 2 : 1-12 - N° Epitre : 332 - Jour de la fête : 7ème dim ord 19 Fév 2012Evangile
MARC 2 : 1-12
01 - Jésus était de retour à capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu’il était à la maison.
02 - Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole.
03 - Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes.
04 - Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de Lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
05 - Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon Fils, tes péchés sont pardonnés. »
06 - Or, il y avait dans l’assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes :
07 - « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
08 - Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ?
09 - Qu’est-ce qui est le plus facile ? De dire au paralysé : ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire : ‘Lève-toi, prend ton brancard et marche’ ?
10 - Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre.
11- Je te l’ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prend ton brancard et rentre chez toi. »
12 – L’homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »
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